samedi 31 octobre 2009

Mises à jour

J'ai uploadé à nouveau les traductions de La Vie au cap Komatsu et Les Mains de la fenêtre, de Tsuge, qui avaient disparu.


edit: Et hop j'ai fait de même pour Les Mains de la fenêtre. Je vais essayer d'en traduire d'autres aussi, au lieu de rien fiche...
redite: Le Anzai Mizumaru est re-disponible aussi.

lundi 7 septembre 2009

Ju On- Shiroi Roujou



Un troisième épisode de la série des The Grudge (qui en comptait déjà quatre... s si, je sais compter, mais c'est un peu compliqué avec les Ju On, alors je ne vais pas développer ici...), a l'occasion de l'anniversaire de cette série horrifique, la deuxième plus connue après Ring.
Pour la première fois, Shimizu Takashi n'est plus aux commandes, mais un jeune réalisateur du nom de Miyake Ryuta prend sa place. Inconnu ? pas tout a fait... Ce dernier avait eneffet signé l'un des épisodes de l'anthologie Kaidan Shin Mimi Bukuro, où il déployait son talent et se dotait déjà d'un style tout personnel que l'on retrouve dans ce long métrage: si Shimizu se distinguait par les films de petits enfants bleus qui miaulent en se grattant les genoux, Miyake lui nous fiche les chocottes avec un personnage de grand mère tripotant un ballon de basket. Dans Kaidan Shin Mimi comme dans ce Ju On, on remarquera également que les miroirs sont les portes qui mènent au territoire infernal de ces sportives mamies spectrales (quel joli groupe nominal!).
On peut dire que Miyake ne craint pas la difficulté: en plus de réussir plutôt efficacement ses scènes d'épouvantes avec le fantôme décrit plus haut, il choisit comme première victime un personnage de livreur de gâteaux déguisé en père noël.
Hormis ces quelques particularités, ce dernier volet se plie parfaitement au cahier des charges Ju On: histoire de vengeance familiale, cheveux partout, scènes choc, et bouleversements spatio temporels.
Un épisode peu original mais tout a fait réussi, qui donne envie de voir les prochains films deMiyake.

dimanche 6 septembre 2009

Blessures nocturnes/ Je ne suis pas mort




Encore du social et du pas drôle dans ces deux mangas parus récemment, chez Sakka et Delcourt respectivement.
Blessure Nocturnes est inspiré des souvenirs de Mizutani Osamu, un enseignant qui consacre sa vie aux enfants défavorisés. Les histoires de ce recueil le montrent face à des écoliers ou des adolescents aux prises avec la drogue, les brimades de leurs camarades, la pauvreté, les gangs, la mort... Certes, le Japon n'est pas les Etats Unis, mais ce manga souligne, de façon souvent mélodramatique et larmoyante, que le pays a lui aussi ses exclus et ses marginaux, et que cette société peut être impitoyable envers ceux qui sortent du modèle dominant. Intéressant sur le fond, mais pas bouleversant sur la forme graphique ou les scénarios en eux-mêmes.
Dans Je ne suis pas mort, de Motomiya Hiroshi, on suit un personnage de salaryman qui perd son emploi (il compte encore au boulier quand ses collègues manient l'informatique). Quitté par sa femme et ses enfants, il tente de mourir dans la forêt, y échoue, et tente alors de commencer une nouvelle vie hors de la société, en ermite solitaire.
Le trait est assez enjoué, l'exaltation de la volonté de vivre du personnage principal face aux difficultés rappelle finalement les mangas shônen où l'on voit des jeunes se battre de toutes leur force pour gagner leur place dans la société. Mais il s'agit ici d'un retour à la vie sauvage, proche de celle des chasseurs-cueilleurs, une utopie à rebours qui souligne une fois de plus la pesanteur du modèle social unique sur les individus.
Un manga étrangement optimiste, éloge de la solitude assez naïf, qui se lit vite mais dont on se rappele peu...

Ushijima

Une organisatrice de festival à Tokyo et une traductrice de mangas à Nîmes me firent entendre cette année des discours similaires: avec la crise au Japon, et la fin d'un prospérité économique entretenant une illusion d'abondance et de sécurité, les oeuvres de cinéma ou de bd de ce pays risquent de devenir plus prenantes et moins stéréotypées (reproches que l'on peut faire, il est vrai, à une certaine production du manga pour jeunes ados ou du cinéma recyclant les idoles télé- cf ma critique de L: Change the World sur le site d'Asiexpo).
Difficile pour autant de se réjouir des difficultés qui attendent l'archipel, mais remarquons plutôt qu'un manga comme Ushijima, sorti il y a déjà 5 ans au Japon, ne dressait déjà pas vraiment le portrait d'une société épanouie et sans aspérités.
Cette série de Manabe Shohei, dont 11 tomes sont parus en français, estcentrée sur un prsonnage d'usurier "de l'ombre", un "yamikin", qui prête de l'argent aux personnes déjà endettées jusqu'au cou. Souvent à l'extrême limite de la légalité, bien au delà le reste du temps, le personnage principal est un escroc peu fréquentable passé maître dan l'art de soutirer des yens à ceux qui en ont le moins, les prenant au piège d'un engrenage de dettes qu'ils n peuvent jamais réellement rembourser, même en vendant leurs biens ou en se prostituant. Ce personnage central, qui est présenté d'une façon assez neutre (et c'est là la force du manga), est un pivot autour duquel plusieurs personnages endettés évoluent, et qui forment lecoeur du récit.
En effet, si Ushijima est un monstre amoral, il n'est que le dernier maillon d'une "chaine alimentaire" de l'argent et des obligations, un enjeu complexe de relations de pouvoir formant le nexus de la société japonaise. Qu'il s'agisse de travailleurs intérimaires payés une misère et pressés jusqu'à l'os par l'industrie des jeux d'argent, de prostituées voulant faire profit de leur capital jeunesse en prévision de la situation peu envieuse que propose la société aux femmes d'âge moyen, ou encore de jeunes fashion victims organisateurs de soirées obligés d'emprunter aux yakusas pour entretenir leur statut et leur train de vie, tous ces personnages évoluent dans un univers sans pitié qui ne laisse passer aucune erreur de parcours.
Ushijima gagnerait presque la sympathie du lecteur, sorte de modèle capitaliste à petite échelle, car il se débrouille pour faire fonctionner son commerce presque seul, et semble moins soumis au regard des autres que ses clients craintifs.
Le trait de Manabe souligne le pessimisme acéré du scénario, présentant les victimes comme des êtres misérables et angoissés, courbant l'échine, suintant leur souffrance de larmes, de bave, et même par le nez. Il dessine également quelques plans d'ensemble en pleine page un peu mouchetés, un peu "sales" comme l'image d'un vieux film, évoquant parfaitement l'angoisse des hlm ou des ruelles vides de Tokyo.
Vous l'aurez compris, Ushijima est un manga peu optimiste où l'espoir ne perce que très rarement. La distance entomologique du scénario et le trait agressif du dessin en font une série inratable.

jeudi 12 février 2009

Tsuge Yoshiharu- L'expansion du dehors


Publié dans Yakô de Mai 1979, une petit exercice d'angoisse minimaliste.



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samedi 7 février 2009

Tsuge Yoshiharu- Le Crime de Yoshibo


Paru dans Custom Comics de septembre 79... Dans la veine des précédents.
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jeudi 5 février 2009

Tsuge Yoshiharu- La Prise mortelle du calmar séché.

Paru dans Custom Comics de Juillet 1979. Variation tragicomique sur le viol, le mâle japonais et l'eden des stations thermales.
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vendredi 30 janvier 2009

Tsuge Yohiharu- la Vie au cap Komatsu

Hop, tant pis pour Suzuki donc, voici un ptit Tsuge de plus, 8 pages et peu de dialogues, publié dans le magazine Yakô n°7 de Juin 1978.





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jeudi 29 janvier 2009

Suzuki Oji- Le poison des jours

Je me suis fait eu ! comme on dit ...
J'avais commencé à traduire cette courte histoire de Suzuki Oji, piochée dans le Garo du mois de Juillet 1978... avant de me rendre compte qu'elle figure déjà dans le recueil "Le Kimono rouge" paru chez Seuil, sous le titre "Le Poison".
Je mets le titre et la première page tout de même, parceque la version Garo est colorée de rouge, déjà, puis pour voir les petites différences.
Dans un sens tant mieux, je bloquais un peu à la deuxième page déjà, le style de Suzuki est plutôt complexe et très évasif... Bravo à Sophie Rèfle qui traduit Suzuki chez Seuil!




Le site des éditions du Seuil :
Le site des éditions du Seuil

dimanche 25 janvier 2009

Tsuge Yoshiharu- Les mains de la fenêtre


Une nouvelle traduction d'un Tsuge de 1980, paru dans Custom Comics du mois de mars.
(Des que ma connexion arrivera à uploader le zip...)
Hop, le voici:
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