mardi 21 décembre 2010

Anzai Mizumaru - Le train à vapeur


Une histoire courte (probablement autobiographique) parue dans Garo de Juin 75. L'auteur y évoque un moment clef de son enfance, vers le sud de la préfecture de Chiba, à l'est de Tokyo (et où Tsuge Yoshiharu puisait également souvent son inspiration).
Download ici !

jeudi 16 décembre 2010

Golden Slumber- Yoshihiro Nakamura



Après avoir lu des choses plutôt flatteuses sur ce film chez Mark SHilling/Japan Times ou a Midnight Eye, j'y ai jeté un oeil mais suis un peu moins enthousiaste. Golden Slumber, rythmé par une reprise un peu fade de la chanson d'Abbey Road, est un exercice de style sur le thème de la chasse à l'homme et de la conspiration gouvernementale. Aoyagi est un livreur qui a connu ses 5 minutes de gloires télévisuelles en sauvant une chanteuse à la mode d'un cambrioleur quelques années auparavant. Quand le film commence, il est invité par un de ses amis d'enfance à une partie de pêche, mais se retrouve drogué dans une voiture et accusé de l'assassinat du premier ministre du Japon.
Le film suit donc la fuite d'Aoyagi, aidé par ses proches et quelques personnages étranges, un faux invalide et un sérial killer adolescent.
Avec nonchalance, Nakamura applique la grille du cinéma de suspense sur un scénario assez balisé, et aux ficelles apparentes (les personnages précisent plusieurs fois "tu es une sorte de Lee Harvey Oswald", histoire qu'on comprenne...), mais laisse dévier la narration vers la nostalgie pop un peu légère ou l'humour absurde, le personnage du tueur étant l'un des points forts de ce film.
Quelque part entre le nostalgia-thriller à la Urasawa Naoki et le drama télé optimiste, suggéré par l'attitude insouciante et le faciès joyeux du héros, qui donnent à l'ensemble de ce complot machiavélique un air de rêve éveillé.

Yoshida Mitsuhiko- Binetsu Shonen


Encore un scan de mauvais qualité, encore une histoire d'insectes, après la libellule d'Akatombo. Comme quoi, il n'y a pas que les cinéastes de la nouvelle vague qui se faisaient entomologistes au Japon...
Histoire très courte tirée du recueil Yume Geshiki paru en 90 chez Seirindo, mais qui doit être bien antérieure (je n'ai pas l'original sous la main pour vérifier).
4 pages donc pour les amateurs de Terayama, Maruo, ou d'eroguroteries.

Download par là

lundi 13 décembre 2010

Hayashi Seiichi- Akatombo


Bon, une histoire très courte de l'auteur d'Elégie en Rouge (sorti chez Cornélius)datant de 1968. Le scan est TRES MAUVAIS, mais je ne peux pas en refaire d'autre... A prendre donc à titre indicatif des styles que peut aborder l'auteur (qui aujourd'hui il me semble fait surtout de l'illustration).
Une veuve de guerre (à en croire le portrait dans la salle a manger), vivant seule avec son fils en zone rurale. La symbolique de la libellule m'échappe un peu pour l'instant, traduit à la va vite pour faire partager ces fichiers qui traînaient sur mon disque dur. Ne pas trop agrandir les cases, lire en format "tankobon ;).
Download ici

dimanche 28 novembre 2010

Oncle Boonmee, affichette japonaise

Hachioji, Musée Yumebi...


=> expo Mizuki. (depuis vendredi)

Mizuki qui a vraiment la côte en ce moment, surtout depuis le succès du drama "gegege no nyobo" tiré des mémoires de son épouse. La nouvelle série Hakaba Kitaro vaut vraiment le coup, au passage.

Le site du musée ici

dimanche 14 novembre 2010

Vingt-huit et demi




En passant au vidéo club de la shotengai d'Asagaya, je tombe par hasard sur cette pochette de ce qui semble être une adaptation du manga Tetsujin 28 par Mamoru Oshii, le réalisateur de Ghost in the Shell et d'Avalon. "J'avais raté ça!", me dis-je, et vu que le 4e de couv' affiche une durée de 70 mn pour le film, je l'emprunte fissa. (On se réservera Tetsuo 3, remarqué au même moment et dont j'ignorais plus ou moins l'existence aussi, pour une prochaine fois).
Et donc ce 28 1/2 Mousou no Daijin inséré dans le lecteur dvd, je dois me rendre à l'évidence. Ce n'est pas du tout le film de SF que j'attendais, mais un documentaire tourné par Oshii sur une pièce de théâtre/ comédie musicale qu'il a mise en scène, pénétrée ici et là par la fiction sous la forme d'une photographe au look très Oshii-esque errant sur le plateau de tournage. Le docu semble lui-aussi s'écarter de la représentation crue du réel, certains passages étant clairement joués, notamment une hilarante succession d'interviews de célébrités après la première du spectacle (Takashi Miike, Kenji Kawai et autres acteurs) assassinant la pièce à coup de "Il a encore trouvé le moyen de mettre son chien!" et autres "on dirait qu'Oshii s'est surtout intéressé au robot géant et a oublié de faire une pièce autour".
Bon j'ai un peu regardé ça rapidement, à revoir avec des sous-titres...

mardi 9 novembre 2010

Galaxy Express !

( pour l'instant, il ne va qu'à Ikebukuro...)

Seibu Ikebukuro Line par Leiji Matsumoto:




mardi 2 novembre 2010

Vintage delices


Ce blog

Bientôt sur vos écrans !

(ou depuis peu)


Anpo, l'art, la guerre et les bases américaines au Japon.

Tama no eiga, sur le plus grand groupe de psych pop surréaliste rurale du Japon des 80s.

Ishii Teruo Eiga Tamashii, docu sur le réalisateur culte de Gensenkan Shujin

Caterpillar de Wakamatsu, pour accompagner la sortie du manga de Maruo chez Lézard Noir !

Et une adaptation de Leiji Matsumoto, Space Battleship Yamato


Et en cherchant le Wakamatsu, je suis tombé sur ce court de SHojin FUkui (964 PInocchio, Rubber's Lover)

plus tsukamotesque qu'un tsukamoto...


(bon j'ai encore un problème avec l'intégration des vidéos, dirait-on...)

mardi 7 septembre 2010

Tsuge Yoshiharu- L'homme sans talent, affiche


Publicité pour le film adapté du manga de Tsuge Yoshiharu, disponible chez Ego comme X
(Garo nov 91, quatrième de couverture)

samedi 4 septembre 2010

Agata Morio- Sekishoku Ereji

Réalisateur de l'adaptation du Otobai Shojo de Suzuki Oji (cf quelques posts plus bas), Agata Morio est surtout connu en tant que chanteur folk, dont l'un des plus grand succès, Sekishoku Ereji (1972), est inspiré du garo-manga de Hayashi Seiichi du même titre, paru récemment chez Cornelius (Elegie en Rouge):



あがた森魚 赤色エレジー

Miku -lélé

(Via Jean Fi kun)
Vous avez toujours rêvé de jouer le générique de Ken le Survivant au Ukulele ? Mais avec une voix e lolita robotique prépubère ? Comme tout ce qui est imaginable, même de très loin, les japonais l'ont fait, sortez le uké, première leçon:



【みくれれ】愛をとりもどせ!!

Harmony Korine short cm film

tout est dit...





Proenza Schouler Presents "Act da Fool" by Harmony Korine

Suzuki Oji- La jeune fille à la moto

Un Suzuki Oji de Mars 73, re-publié dans Garo de Novembre 92. Vitesse et fleurs de cerisiers dans cette histoire adolescente au goût de mono no aware, qui a été adaptée au cinéma dans les 90s par Agata Morio.  Il manque la postface dessinée de l'auteur, que je rajouterai au zip si j'en ai l'occasion. Enjoie!

download

(ps: Mitsuru est un prénom masculin.)

vendredi 3 septembre 2010

Un portrait d'Usamaru Furuya

...assorti d'extraits traduits de Palepoli et Short Cuts, sur le probablement excellent blog Future Shipwreck:

ici !

jeudi 5 août 2010

Furuya Usumaru- Palepoli



Et au passage, une des premières pages de l'excellent Palepoli de Furuya Usumaru, son premier travail je crois, paru dans Garo dans les 90s. Il n'a jamais fait mieux...

edit sept 2012: le manga complet est maintenant dispo chez les grandioses Editions IMHO !

Tsuge- L'auberge du réalisme

Dédicace spéciale à Eiga go go.
Une histoire courte de voyage, de paysages romantiques contre auberges réalistes. Un film récent existe du même titre, qui s'inspire de cette historiette et de "l'auberge e pêcheurs d'aizu" trouvable également sur ce blog.
(ps: j'ai encore des hésitations sur l'accord des temps, et il y a une bulle en patois de mioches du nord de Honshû qui m'échappe totalement, je corrigerai si j'en ai l'occasion.)
C'est ici: Download

dimanche 18 juillet 2010

Symbol - Matsumoto Hitoshi



Il fut un temps, pas si lointain, où les termes "cinéma japonais" évoquaient des pellicules bizarres, effrayantes ou tordues, des joyaux pop inimaginables dans nos contrées, que l'on devait s'empresser de faire découvrir à ses proches. Le temps a un peu passé, les journalistes ont journalisé, les Tsukamoto, Kitano ou Miike, gagnant une reconnaissance méritée, se sont adoucis ou perdus, et les productions japonaises semblent elles aussi avoir revu leurs ambitions à la baisse (les sections "acteurs" et "photographie" de l'archipel ont visiblement subi de sévères coupes de budget).
Mais heureusement, la situation n'est pas si désespérée, et il reste encore quelques réserves mises de côté par les producteurs pour financer deux ou trois films d'outre-espace chaque année ( Kawasaki Minoru est à part, il doit arriver à se débrouiller tout seul...). Il est ceci dit quand même préférable de s'être déjà fait un nom dans l'enfer des émissions comiques déversées par flots sur le petit écran nippon pour pouvoir discuter tête haute avec les financiers.
Comme Kitano, Matsumoto Hitoshi vient en effet de la télé. Son précédent film, Dai Nipponjin ("Le Grand Japonais") était une sorte de reportage sur un super héros has-been, comme un Hancock avant l'heure en version grotesque/absurde, développant en sous-texte des piques ironiques revanchardes à l'encontre de l'omniprésent grand frère américain.
Cette espièglerie nationaliste, on peut la déceler une fois de plus de manière symbolique dans le nouveau film de Matsumoto. Ou pas. Car du "symbole", il y en a ici à revendre, comme du non-sens le plus gratuit, des sushis à la pelle et du catch mexicain, jusqu'à l'overdose interprétative.
Oui, car Symbol s'ouvre comme un Las Vegas Parano au mexique avec une religieuse en lieu et place de Johnny Depp, introduction à un espèce de Wrestler latino en ocre et couleurs vives, filmé de manière assez retenue. En alternance, le film développe un deuxième axe, plus important, une version régressive de Cube dans laquelle un homme en pyjama (Matsumoto) se réveille dans une pièce aux murs lisses, sur lesquels poussent en excroissance des pénis d'angelots en SFX, qui distribuent divers objets une fois pressés.
Je ne vous dirai pas comment ces deux lignes scénaristiques se rejoignent, mais si, elles le font, et ouvrent alors la dernière partie du film qui abandonne d'un coup entomologie mexicaine et Terence et Philippisme fluo pour littéralement s'élever vers la SF mystique dans un final capillaire traitant de l'accomplissement personnel ou collectif, ou encore d'autres choses, sentences sur lesquels je me refuse de porter de jugement définitif par respect pour l'horizon encore vierge du blogolecteur n'ayant pas encore vu Symbol, par hébétude personnelle et par nimportequoisme avéré de l'oeuvre ici abordée, qui ne m'aura pas si facilement. Ho.

Mais en bref, c'est plutôt bien.

mardi 13 juillet 2010

Minoru Kawasaki !

Pas encore vu celui-ci :


映画『猫ラーメン大将』予告編

... mais ça ne saurait tarder...

jeudi 8 juillet 2010

Kawasaki Minoru- The Monster X Strikes Back : Attack the G8 Summit


(also not known as : ギララの逆襲)

Voici enfin le retour tant attendu du "monstre X", appelé plus familièrement "gilala" dans son pays d'origine ( allez comprendre pourquoi son voyage aux states l'a fait tomber dans l'anonymat), qui avait disparu depuis 1967. A l'époque, soit la même année que "le fils de Godzilla", le kaiju eiga semblait avoir bien entamé sa phase de maturité pour se rouler joyeusement dans la pantalonnade en latex la plus régressive. Le "girara" original donc, était alors produit par la prestigieuse Shôchiku. Et si Godzilla ou même Gamera ont perduré àtravers les décennies, grapillant des budgets confortables pour leurs liftings successifs, le lézard/losange/écrevisse de shôchiku n'a pas eu les mêmes faveurs, et on peut suputer que c'est surtout le fétichisme pop de quelques otakus qui lui aura permis de montrer le bout de son bec à nouveau.
Et de fait, nous parlons ici surtout du nouveau long métrage de Kawasaki Minoru, l'auteur immense et désormais prolifique de Calamari Wrestler, Kani Goalkeeper (un crabe), Kabuto Beetle, Executive Koala, Zura Deka (une histoire de flic à perruque), Everything Sinks Excepts Japan, et autres parodies fauchées ou drames en cosplay de bestioles.
Alors certes, si le nom "Shôchiku" est encore présent quelque part au générique, ils n'ont pas du donner grand chose. Le film est un kaiju fauché de chez fauché, garanti sans effets numériques, et sans lunettes 3d. Dommage, on se demande ce que cette technologie aurait pu apporter au film, notamment à cette scèn où Takeshi Kitano, en divinité rurale vêtue d'une armure dorée, intercepte un missile nucléaire nord-coréen avec son postérieur. Il faudra pour cela attendre l'inévitable remake US par Darren Aronofsky. Les scènes se dérouleront donc entre huis-clos au sommet du G8 à Hokkaidô (des acteurs gaijins recrutés plutôt pour leur bonne humeur et leurs faibles exigences salariales que pour leurs talents dramatiques), apartés dans la forêt (avec un village constitué, euh, d'un temple...) et une ou deux scènes de maquettes ou de combats de monstre devant un décor peint (pas trop nombreuses les destructions de maquettes hein, on est plus en 68).
L'histoire reprend le thème assez classique du savoir ancestral face à l'arrogance scientifique, ou à la sauce contre-culturelle nipponne, du savoir folklorique contre les gouvernements japonais et occidentaux. Dans la lignée de "Everything sinks...", on nage plutôt dans la comédie potache sur les stéréotypes japonais sur les étrangers que dans  réel film catastrophe. Les présidents des différents pays du G8 tenteront tour à tour de mettre fin à la menace Girara à leur manière (Pucchin, le Russe, empoisonne ses adversaires, Sarkoji, le président français -vaguement ressemblant- se consacrant plutôt à la drague des traductrices japonaises).
En bref, c'est n'importe quoi, plutôt assumé, et même si ça reste imho assez en-deçà du grandiose thriller parano "Executive Koala", ça se laisse regarder plaisamment, et c'est même carrément obligatoire pour tout fan de monstres géants, de danses shintô modernes, de nord-coréennes en petites tenues et de faux Sarkozys en serviette de bain. Oui, toi, le fan de tout ça. C'est juste pour toi.

vendredi 12 février 2010

Izu

Après ce petit Anzai, voici quelques photos de la péninsule d'Izu:






Anzai Mizumaru - Le Rivage abandonné


Hop, un nouveau petit manga de l'illustrateur de Murakami Haruki:


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mardi 12 janvier 2010

Tsuge Yoshiharu- Une auberge de pêcheurs à Aizu


Hop, un petit Tsuge de plus, celui-ci plus réaliste dans la veine de ses "carnets de voyage", paru originellement dans Custom Comics de Mai 1980. On y retrouve tout de même des sources thermales et des fiers losers lubriques. Enjoy :
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