mardi 8 mars 2011

Neomanga 1: Muhou Appochan




Muhou tsukai Appochan (Appo-chan la fille pas magique), de Jun Hanyunyu
Appo-chan et Afumi (25 ans) travaillent dans une usine de pâtisseries. Mais ceci nest qu’une façade car en réalité, Appo-chan est dotée de pouvoirs (pas) magiques ! Pour préserver la paix à Dream-ville dans la campagne de Saitama, elle patrouille dans les rues dans son costume fait main. Un jour, apparaissent deux frêres mystérieux se faisant appeler « The Resonators »... Le mal sera puni ! L’amour vaincra ! Appo-chan déchaîne une tempête de magie (de coups de poing).


La "magical girl", ou mahou shoujo, est un archétype récurrent du manga, personnage de fillette ou adolescente très kawaii mais dotée d'un pouvoir magique qui lui permet combattre diverses forces maléfiques et plus ou moins ésotériques. Nous avions pu voir en France les aventures de Gigi (si mes souvenirs sont bons) ou des Sailor Moon pour citer des exemples connus, ou encore la célèbre Cutie Honey. Plus lointainement affilié, on remarquera que les héroïnes magiciennes hantent toute la pop culture japonaise, mêlant sorcellerie à l'occidentale et chamanisme indigène, que ce soit dans le film d'horreur avec la série des Eko eko Azarak ou dans le jeu vidéo, avec par exemple l'assistante de l'avocat Phoenix Wright dans le jeu du même nom sur DS (exemples parmi tant d'autres, il suffit d'entrer dans une boutique d'Akihabara pour crouler sous les personnages de ce genre). Même pour les non-spécialistes, dont je suis, la magical girl a donc des airs familiers. La première fille magique serait Akko-chan, dessinée par l'incountournable auteur du gag manga Akatsuka Fujio. Elle tire le plus souvent ses pouvoirs d'un artefact enchanté, baguette magique ou autre....
Appo-chan est d'un autre calibre. Le titre du manga est un jeu de mots qui remplace le "mahou" (magique) des patronymes de ces héroïnes par un "muhou" signifiant "sans magie". En effet, Appo-chan est une héroïne prolo des banlieues rurales de Tokyo, grande gigue dont le costume est cousu main et l'humble esprit empli de rêves de justice. Lors de sa première virée de "vigilante", elle découvre le pouvoir secret de son bâton enchanté: il convient parfaitement pour fracasser le crâne des jeunes indélicats qui ne respèctent pas le code de la route ou jouent de la musique dans la rue, etc...
Une sorte de "Kick Ass" au pays des gâteaux à la fraise et de l'übermignon, avec le trait caractéristique de Jun Hanyunyu, expressionisme nerveux et exalté flirtant toujours avec le grotesque. On doit au même auteur "Koi no mon", adapté au cinéma en 2004 par Matsuo Suzuki, avec Ryuhei Matsuda (et des caméos de Miike, Tsukamoto...), une vague histoire d'amour sur fond d'otakisme frénétique, ou "Ôrû" ("Bleu" en dialecte d'Okinawa), l'histoire d'un mangaka individualiste vivant reclus comme un ermite qui s'imisce dans une guerre de yakuzas.

Hanyunyu Jun
Né le 25 décembre 1970, il fait ses débuts de mangaka dans la revue de jeux vidéos "Famitsu" en 1991, puis chez "Comic Beam". Avec le succès, il publie aujourd'hui également chez Shogakukan, Ohta (Appo-chan), et travaille aussi pour la publicité ou encore la troupe de théâtre Otona Keikaku de Matsuo Suzuki.
Le site de Jun Hanyunyu

3 commentaires:

gatchan81 a dit…

Hey ça roule mec ?
Comment ça se passe pour toi , après ce qui vient de se passer sur ton île ?!! :o

(j'ai toujours pastone-mail mais tu peux me répondre sur le mien)

a plus !

gatchan81 a dit…

(c'est Sylvain, au fait ;)

Oli a dit…

Sorry pour la réponse tardive, j'ai pas bcp regardé le blog en ce moment. Oui, tout va bien, ça tremble un peu. Je regarde si je retrouve ton mail qqpart ;)